Imaginons une organisation
(entreprise, institution ou association) de plus de 1000 collaborateurs. Communiquer en interne, à l’adresse de cette cible, suppose la mise en place d’outils susceptibles d’atteindre toutes les
échelles de la hiérarchie. Et, comme nous le savons, plus la cible est large, plus l’effort de communiquer est croissant.
En plus de l’affichage classique, les responsables de communication interne et conjointement avec les services des Ressources humaines privilégient souvent le publipostage, l’animation de bulletins internes et de journaux d’entreprises sous la forme papier. Ainsi pour 1000 salariés, il est dans ce cas à prévoir au moins un nombre de publications identique ou supérieur. Mais l’organisation a-t-elle seulement pensé au coût du papier et à l’aspect écologique de la démarche dont le « retour sur investissement » n’est pas souvent garanti ?
L’affichage, l’édition papier, le publipostage nécessitent la consommation de grandes quantités de papier. Or cette matière devient, de plus en plus, chère. Elle l’est davantage lorsqu’il est question de qualité de papier. Et pour une entreprise, ces dépenses peuvent représenter une part importante de son budget. L’autre souci qui se pose à l’organisation est celui de la conception, du transport et du stockage.
Sur ce plan, les grandes entreprises externalisent cette mission à des prestataires extérieurs qui se chargent de l’impression, de l’acheminement du produit vers l’entreprise avant sa distribution par des canaux internes. Et souvent, avant la distribution –ce qui est le cas des bulletins et des journaux d’entreprise- il faudra penser au stockage.
Enfin, l’autre point épineux que pose la voie papier, c’est celui de la gestion des supports non utilisés. Là-dessus, les organisations sont contraintes de collecter et d’acheminement les supports papiers non utilisés vers des centres de recyclage du papier ou confier cette tâche à une entreprise de collecte et de traitement de déchets papier. Dans tout les cas, ceci signifie pour l’organisation du temps, du personnel (parfois) et de l’argent (souvent).
Réduire le recours au papier, c’est possible :
Face aux exigences de l’écologie, et par souci de sauvegarder ce qui reste de forêts, un service de communication au sein d’une entreprise doit donner l’exemple puisque en interne, il est le diffuseur, après tout, des bonnes comme des mauvaises pratiques. Et la solution existe.
D’abord, les responsables de communication internes doivent raisonner désormais en termes de flux tendus. Cette expression très utilisée dans les milieux du Conseil en organisation signifie consommer en fonction de la demande formulée et en temps réel. C’est un peu comme dans les restaurants rapides. Les menus sont préparés sur place à la demande du client et non à l’avance, ce qui réduit le risque de gaspillage.
Plus concrètement nous pensons qu’il est possible de remplacer les bulletins et les journaux internes papier par une version électronique que tout salarié pourrait imprimer directement en local, si besoins est. Les impressions en quantité, ne concerneront que les salariés exerçant loin du siège et non raccordés par un système informatique ; par exemple ceux qui travaillent dans des zones isolées. Pour le reste cette version, disponible sur intranet, peut être consultée sur écran.
Parallèlement, nous recommandons une version vidéographique pour le journal interne. Ce journal sera diffusé en boucle sur des écrans aménagés dans les espaces de vie que comptent l’organisation et particulièrement les cafeterias. A cet effet, il est recommandé de réaliser un diagnostique, en amont, pour définir non seulement le contenu de ce journal mais aussi l’emplacement des écrans-diffuseurs.
L’avantage d’un journal vidéographique, très en vogue dans les pays anglo-saxons mais surtout dans les pays nordiques comme en Islande- est qu’il offre la possibilité de mise à jour rapide puisque la publication est gérée à partir d’un ordinateur central au service de la communication. Celui-ci conçoit les contenus (texte et image) et diffuse le tout via internet sur les écrans.
En plus de l’économie de papier, le recourt à des supports multimédias résolve le problème de l’archivage. Une vidéo ou une page en format PDF est plus simple à archiver qu’un papier. Car, le papier en plus de l’espace, il exige un entretien permanent contre l’humidité, les incendies et contre des maladies touchant cette matière.
En sommes, en interne la communication doit obéir à une étude minutieuse et un diagnostique complet qui tiendrait compte non seulement des objectifs de communication mais aussi du coût de la fabrication des supports de communication et des exigences de l’environnement. Et puis, il ne faut pas perdre de vue les mutations de la cible, destinataire final de l’action de communication, qui est le salarié, au sein de l’organisation. Pour cela, nous n’avons qu’à constater comment le nombre de lecteurs des journaux en ligne dépasse celui des lecteurs de journaux en version papier.
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